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RCA: appel à un renforcement de la Minusca à Kaga-Bandoro et ses environs

Par RFI - 03/10/2016

Pour beaucoup, la présence de la Minusca est encore insuffisante. Le préfet Gaston Yemendo demande une aide supplémentaire

 

Depuis le lancement des opérations de démantèlement des péages illégaux à Kaga-Bandoro et dans les villages environnants, des hommes armés apparentés aux ex-Seleka enchainent incursions et pillages dans ces mêmes localités. Ils effraient les populations et s’attaquent aux ONG. Pourtant, il y a quelques mois, la préfecture de la Nana-Grébizi avait été déclarée « ville sans armes » par l’ONU. La Minusca avait alors renforcé contrôles, checkpoints et patrouilles. C’est visiblement un échec. Kaga-Bandoro est toujours sous la coupe des ex-combattants de la Seleka.

Le calme semble régner dans la ville de Kaga-Bandoro. Depuis les derniers affrontements entre ex-Seleka et anti-balaka, une partie de la ville est devenue « invisible ». Emmanuel a fui les derniers événements. Il vit dans un camp de déplacés.

« Ça ne va pas ! Vous voyez comment les gens dorment. Voyez comment les gens pleurent. Les Seleka sont ici, à Kaga-Bandoro. Ils font des pillages depuis des jours et des jours. Nous les balaka, on reste ici, seulement pour attendre le désarmement et être en paix », a-t-il affirmé.

Pour beaucoup, la présence de la Minusca est encore insuffisante. Le préfet Gaston Yemendo demande une aide supplémentaire.

« Oui, je l’ai demandée. Je l’ai évidemment demandée afin de multiplier les patrouilles nocturnes et les patrouilles à pied dans la localité pour que la paix revienne parce que vous savez la paix, c’est un facteur de l’Onu », a-t-il insisté.

Joint par RFI, Fabrizio Hoschild, de la Minusca, lui répond.

« Nous avons renforcé la présence de troupes de la Minusca, ici, à Kaga-Bandoro, avec nos soldats du contingent burundais et les soldats du contingent gabonais. Nous sommes en train de déployer, ici, un poste de police qui doit arriver dans les prochains jours », a-t-il spécifié.

Un quartier général (QG) d’un groupe armé est quasiment adossé aux locaux de la préfecture. Entre les deux bâtiments, un serpent de barbelés et quelques soldats de la Minusca.

 

 
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