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Centrafrique: cinq militaires français pourraient être radiés après une violente agression

Par BFMTV - 29/09/2016

Cinq soldats français vont être entendus ce jeudi par leur hiérarchie après avoir violemment agressé un vendeur de rue en Centrafrique.

 

Cinq soldats français de l'opération Sangaris, qui se déroule en Centrafrique, comparaissent ce jeudi devant un conseil d'enquête militaire à Poitiers, dans le cadre d'une procédure disciplinaire au terme de laquelle ils risquent la radiation. Il y a deux ans, en avril 2014, ils auraient violemment agressé un vendeur de rue centrafricain après une altercation.

Depuis que les faits ont été dénoncés en avril dernier, les cinq militaires ont été suspendus. S'ils ont reconnu les faits, pour l'avocat de l'un d'entre eux, cet accès de violence peut trouver son origine dans les difficultés rencontrées lors de cette opération Sangaris et le stress et les graves blessures psychiques que cela peut engendrer. "Découvrir à chaque coin de rue des cadavres décapités, des enfants démembrés, des actes de cannibalisme (...) ça appartient à un autre monde", estime Me Jean Tamalet. "Personne ne pouvait imaginer ça."

L'avocat conclut: "Avec une telle accumulation, on peut expliquer le passage à l’acte. L’excuser peut-être pas, l’expliquer certainement et en tout cas prendre en considération."

Troubles psychiques
Depuis le 5 décembre 2013, des militaires français sont déployés en République centrafricaine pour mettre fin à la guerre civile qui sévit dans le pays. Les soldats, eux, rapportent les actes de barbarie, les conditions de vie précaires et parlent de leur sentiment d'impuissance. 12% d'entre eux seraient revenus avec des troubles psychiques, selon un rapport parlementaire, alors que la mission doit s'achever dans les semaines à venir.

"J’ai vu quelques 200 soldats qui étaient relevés, qui sont arrivés en miettes, épuisés physiquement", confie Olivier Audibert-Troin, député (LR) du Var.

Ce rapport promeut alors une meilleure prise en charge des soldats à leur retour de mission. Du côté de l'armée, on assure que des avancées dans ce domaine ont été réalisées ces dernières années. "Un à trois mois après le retour d’opérations extérieures, tous les militaires sont vus par leur médecin des forces qui va œuvrer pour repérer une éventuelle pathologie psycho-traumatique", détaille Laurent Melchior-Martinez, médecin coordinateur national du service médico-psychologique des armées. Des séances qui permettent alors de mettre en place un parcours de soins.

 

 
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