SOCIéTé  |    

Centrafrique: de nouveaux morts dans des violences et agressions d'humanitaires (ONU)

Par AFP - 27/09/2016

Les Nations unies ont fait état mardi de nouveaux morts en Centrafrique ainsi que d'agressions contre des organisations humanitaires

 

Les Nations unies ont fait état mardi de nouveaux morts en Centrafrique ainsi que d'agressions contre des organisations humanitaires dans un pays qui peine à sortir du chaos post-guerre civile.

Des violences mi-septembre ont fait "10 à 20 morts dans le village de Kouango (centre-est)", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), Vladimir Monteiro.

La Minusca, qui compte 12.000 militaires et policiers, prépare une mission conjointe sur place avec le gouvernement de Bangui, a-t-il ajouté.

A l'origine des violences: des rebelles ex-Séléka dont la prise du pouvoir en 2013 avait plongé le pays dans le chaos. Début 2016, l'élection dans le calme du président Faustin-Archange Touadéra, sous les auspices de la Minusca et de l'opération française Sangaris, avait marqué l'espoir d'un retour à la paix.

 


© Droits réservés
A Kouango, des rebelles ex-Séléka continuent d'attaquer des villages, d'exécuter sommairement des habitants, d'incendier des maisons entraînant la fuite de civils, selon des témoignages recueillis par un journaliste de l'AFP à Bangui.

Interrogé par l'AFP sur la situation à Kouango, le ministre centrafricain de la sécurité, Jean-Serge Bokassa, a évoqué "des exécutions sommaires perpétrées à l'endroit de population". "Cela a cessé du côté de Kouango mais il y a d'autres préoccupations du côté de Koui", a ajouté le ministre.

Dans cette région de l'ouest frontalière du Cameroun, une faction de l'ex-rébellion Séléka a attaqué et occupé plusieurs villages dans la région. Au moins six personnes ont été tuées et des centaines de maisons incendiées, selon un correspondant de l'AFP.

Le 19 septembre, la Minusca avait fait état de six morts dans des attaques lancées par des homme armés issus de l'ex-coalition rebelle séléka près de Kaga Bandoro, dans la préfecture de Nana-Grébizi (centre).

Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) des Nations unies a par ailleurs condamné "les agressions dont ont été la cible les travailleurs humanitaires" dans cette même région de Kaga Bandoro.

"Au cours du mois de septembre, 15 agressions ont été enregistrées avec des cas où des individus armés se sont introduits dans les locaux administratifs ou les logements d’ONG internationales", écrit Ocha dans un communiqué reçu par l'AFP.

Ocha "déplore également la dégradation dans la protection des civils" en Centrafrique, rappelant que "2.3 millions de personnes ont encore besoin d’aide humanitaire alors que seules 30% des actions ont été financées. Cela représente 161 millions de dollars sur les 532 requis pour répondre à l’urgence humanitaire".
 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués