ECONOMIE ET BUSINESS  |    

Baisse de tension entre la Beac et le Fmi

Par Brice R. Mbodiam, Mutations - 13/04/2011

A peine la mesure de suspension levée, le pays de François Bozizé a pu obtenir un prêt d’un peu plus de 5 milliards de Fcfa.

 

Le mal a déjà été fait
Avec la levée de la suspension des décaissements du Fmi en faveur des Etats de la Cemac, les autorités congolaises ne peuvent se réjouir qu’à moitié. Parce qu’il y a, d’une part, retour à la normale dans les rapports avec le Fmi et, d’autre part, parce que les prévisions de développement de ce pays vont connaître un retard certain du fait du gel des décaissements du Fmi. En effet, le pays de Sassou Nguesso va difficilement atteindre cette année le taux de croissance économique de 13%, tel que projeté par la Beac en début d’année.

Et pour cause, pour réaliser les nombreux projets à caractère économique devant tirer la croissance du pays jusqu’à 13% en 2010, le gouvernement congolais comptait sur la constatation par le Fmi des progrès réalisés dans son programme avec cette institution financière internationale. Ce constat devait se faire au terme de la revue dudit programme prévue au mois de mai dernier, mais qui n’a pas pu avoir lieu à cause du coup de massue du Fmi du 28 mai 2010. Pourtant, cette revue, soutenaient les autorités congolaises, devait aboutir à des remises de dettes substantielles pour le pays, et catalyser ainsi l’investissement public.

 


© www.beac.int
Le siège de la BEAC à Yaoundé
La République centrafricaine, autre victime de la suspension des décaissements du Fmi, est certainement mieux loti que le Congo. A peine la mesure de suspension levée, le pays de François Bozizé a pu obtenir un prêt d’un peu plus de 5 milliards de Fcfa. Ce qui pourrait ne pas couvrir ses besoins au regard de l’agenda politique du pays. En effet, apprend-on, dans la perspective de l’élection présidentielle, et avant même la décision du Fmi de suspendre ses décaissements en direction des pays de la Cemac, la République centrafricaine comptait sur un décaissement au Fmi de plus de 10 milliards de Fcfa. C’est à dire seulement la moitié de ce que l’institution de Bretton Woods vient de lui octroyer. Le retour de la collaboration entre le Fmi et la Beac est plutôt une bonne nouvelle pour les pays tels que le Cameroun, le Tchad et le Gabon.

Car, la suspension des décaissements restreignait la marge de manœuvre de ces pays qui, pour des besoins d’investissements, ne pouvaient pas solliciter des tirages au Fmi, dont les taux d’intérêts concessionnels sont jugés préférentiels par rapport à ceux servis par la Beac, par exemple. Après la lune de fiel de trois mois (juin-août) entre la Beac et le Fmi, et l’amorce d’une nouvelle lune de miel depuis quelques jours seulement, la voie est désormais ouverte pour des emprunts des pays de la Cemac auprès du Fmi.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués