SOCIéTé  |    

Centrafrique : la multiplication des accidents de motos à Bangui inquiète

Par La Voix de l'Amérique - 09/09/2016

Entre huit et 15 nouveaux cas d’accidents de motos sont quotidiennement enregistrés dans la capitale centrafricaine

 

Entre huit et 15 nouveaux cas d’accidents de motos sont quotidiennement enregistrés dans la capitale centrafricaine. Conséquence, le seul service de traumatologie de l’Hôpital Communautaire est débordé. La population en appelle à la prise de responsabilité des autorités.

Sur les rues de Bangui, les motos qui sont de plus en plus en grand nombre, font peur. Il ne se passe pas un jour sans qu’un cas d’accident de motos ne soit enregistré de Bangui.

Pourtant, la moto est le moyen de transport le plus utilisé ici.

L’avenue des Martyrs, une des principales routes de la capitale centrafricaine, près de l’hôpital communautaire du lieu, est l'artère où surviennent un grand nombre d'accidents.

"Les conducteurs des motos roulent ici très vites, à 100 kms à l’heure, c’est pour cela qu’il y a beaucoup d’accident… Les Centrafricains meurent beaucoup ici", témoigne un homme attendant un moyen de transport que VOA Afrique a trouvé sur place.

Au début de semaine, trois accidents se sont produits à ce lieu, en l’espace d’une heure, non loin de l’Hôpital Communautaire de Bangui.

Touchés par le nombre d’accidents, les passants appellent les autorités à prendre leurs responsabilités.

"Pour éviter les accidents, les autorités devraient placer au moins deux policiers ici enfin de permettre aux gens de traverser la route sans trop de risques", affirme un habitué du lieu.

"Des fois, il y a des policiers mais cela n’empêche pas que les accidents se produisent… Quel est alors le travail des policiers ? " se plaint un autre homme.

Conscientes de cette situation, les autorités assurent être à pied œuvre pour règlementer le secteur taxi-moto en pleine expansion dans le pays.

 


© Droits réservés
A l’hôpital communautaire, sur la même avenue des Martyrs, des sources hospitalières indiquent qu’entre 8 et 15 victimes d’accidents de motos sont régulièrement admises au service des urgences.

"C’est un problème de santé publique majeur. Au départ, on enregistrait 15 (NDLR, victimes) par jour mais grâce au travail que nous sommes en train de faire avec mes équipes, on est actuellement en train d’infléchir pour descendre à 10 ou huit par jour… La période la plus cruciale de la journée, c’est le matin quand les gens sont en train d’aller au boulot ; c’est midi quand les gens sont en train de retourner du boulot ou bien de revenir de la ville ou encore le soir", indique Docteur Joachin Paterne Tembeti, directeur de cet hôpital.

Le médecin soutient avoir été témoin d’un accident du genre le même matin.

"Le taxi-moto a trainé une petite fille devant moi. Heureusement que je l’ai arrêté pour prendre la petite et l’emmener à l’hôpital communautaire", explique Dr Tembeti.

Au service de traumatologie indiqué pour la prise en charge des victimes d’accidents et autres traumatismes, le nombre des malades dépasse largement la capacité d’accueil.

Pour faire face à ce problème, MSF, Médecin Sans Frontière a ouvert un grand centre de prise en charge gratuite des victimes de traumatisme à l’hôpital général de Bangui.
 
MOTS CLES :  Centrafrique 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués