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Centrafrique : « soit on divise le pays, soit Touadéra tombe » (Michel Djotodia)

Par LNC - 29/08/2016

Qui vous dit que Michel Djotodia a disparu et qu’il s’est retiré de la vie politique.

 

Qui vous dit que Michel Djotodia a disparu et qu’il s’est retiré de la vie politique.

Explications
Si l’ancien président éphémère de la Centrafrique Michel Djotodia avait décidé de se retirer (pour un moment) sous la transition de Catherine Samba Panza, ce n’était pas chose innocente. D’un, il avait la garantie de la Présidente de transition qui n’hésitait pas à acheter la paix. L’ancienne maire de Bangui, devenue présidente de transition avait financé plusieurs groupes rebelles et leurs leaders y compris Michel Djotodia, pour lui permettre de gérer le pays dans la paix.

Ce n’était pas chose difficile puisque Catherine Samba Panza avait juste pour mission l’organisation des élections et de favoriser un retour à l’ordre constitutionnel. Elle avait cependant les mains sur les fonds alloués à la Centrafrique et pouvait à cet effet follement utiliser. Imaginez la suite.

De deux, Mme Catherine Samba Panza dit « Cathé », ne pouvait être inquiétée non seulement pour son statut de femme, mais aussi pour être un vrai produit de Michel Djotodia. On voit mal ce dernier l’inquiéter du fait que les deux puisaient à la même source.

L’homme de la Vakaga attendait cependant le successeur de Cathé pour sortir ses griffes.

Les prétextes tournent autour de DDRR.
A dire vrai, la question du DDRR n’est que trompe-œil. L’ex-séléka qui a gouté aux avantages juteux du pouvoir entre Mars 2013 et janvier 2014 ne peut facilement laisser gouvernement le pays par un régime démocratique. Composée à grande partie d’étrangers, mercenaires et illettrés, cette rébellion est loin de faire la paix avec le régime de Bangui.

Depuis près d’un mois, Michel Djotodia se trouve dans la ville de Ndélé. Même si l’homme fait constamment des mouvements suspects entre Birao, Ndélé …, les langues le disent à Ndélé, confortablement logé dans un appartement modeste.

Objectif, mobiliser ses troupes, faire revenir la confiance et l’espoir parmi les siens et redéfinir les plans d’attaque.

Joint depuis Ndélé, un jeune de la localité dit voir le leader de la séléka se porter merveilleusement bien et reçoit beaucoup.

Pour l’ex séléka, l’objectif est clair : soit Touadéra quitte le pouvoir, soit ils « les séléka » divisent le pays.


 


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QUI EST DERRIÈRE MICHEL DJOTODIA
Le retour de cet ancien employé du ministère du plan sur le sol centrafricain n’est pas à minimiser. La France, les Nations Unies et certains pays de la sous-région sont vus derrière le leader de la rébellion séléka qui avait pourtant juré être le dernier chef rebelle en Centrafrique.

Ces pays cités voient d’un mauvais œil l’exploitation du site pétrolier centrafricain par une entreprise chinoise. Le Tchad d’Idriss Déby qui complote depuis toujours avec ces malfrats pour déstabiliser Bangui, serait jaloux du pétrole centrafricain comme si la sortie de ce pétrole allait tarir celui du Tchad.

Affamés et ayant toujours un esprit belliqueux, les leaders de l’ex séléka ne peuvent se cramponner à cette manœuvre de basse classe tendant à diviser le pays.

Et pourtant, le programme du DDRR amorcé par le gouvernement est une réelle piste pour le pays de sortir du gouffre.

Plusieurs mains proches du régime de Bangui sont aussi citées proches de l’ex-séléka. Notamment ceux qui se disent « trahis » par Faustin Archange Touadéra.

Histoire de dire que les Centrafricains sont loin d’accepter un vrai changement dans leur pays. L’ancienne classe politique veut éternellement rester au perchoir même si elle se trouve dépourvue d’un esprit rénovateur.

« Le président Touadéra serait vu comme un homme de rupture et les ennemis du pays ont rapidement compris qu’il est temps de l’en empêcher » nous confiait un diplomate en poste à Bangui.

Que faire, quand on sait que les Nations Unies qui sont censées former et doter l’armée centrafricaine en armes, se trouve du côté des comploteurs et bourreaux de la Centrafrique.

Il est grand temps pour Bangui de voir les choses en face et de changer le fusil d’épaule.

Le départ de Faustin Archange Touadéra ne changera en rien les choses. Bien au contraire, il enfoncera davantage le pays.

Touadéra est appelé à ouvrir grandement les yeux afin de former un gouvernement digne de ce nom. Il n’est pas aujourd’hui question d’un partage du gâteau ou d’un jeu de cirque comme nous l’avions vu sous la transition morbide de Catherine Samba Panza.

Michel Djotodia qui est dans la même situation que François Bozizé doit être interpellé et remis à la justice centrafricaine. Les Centrafricains attendent de lui des explications quant aux nombreuses victimes tombées gratuitement sous son régime (le charnier de camp de Roux).

A Michel Djotodia, les Centrafricains ne veulent ni du départ de Faustin Archange Touadéra, ni de la partition de la Centrafrique. Ils veulent la paix, à travers le dialogue. Un dialogue qui se fait sans armes.
 
MOTS CLES :  Centrafrique 

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