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Centrafrique : gouvernement et MINUSCA, le duel fatal

Par Corbeau News - 23/08/2016

Une nouvelle épisode de la crise centrafricaine digne d’une réalisation hollywoodienne vient de mettre dos à dos le gouvernement et la Minusca

 

Une nouvelle épisode de la crise centrafricaine digne d’une réalisation hollywoodienne vient de mettre dos à dos le gouvernement et la Minusca. Ces deux entités ont la particularité d’harmoniser et de mutualiser leurs efforts pour la consolidation de la paix, le respect des droits de l’homme, la suprématie de l’autorité de l’Etat et la bonne gouvernance.

Le ciel est actuellement très orageux entre le gouvernement et la Minusca avec des coups de tonnerre précédant la pluie qui ne cesse de retentir. En fait, il s’agit de la fuite non élucidée des chefs de guerre de kilomètre 5. Cette fuite est entourée de misères, confusions et incomprehensions et des questionnements et accusations fusent car le chef du gouvernement, lors d’une sortie médiatique a accusé publiquement la Minusca d’être responsable de cette fuite et d’être de connivence avec la Séléka.

La Minusca joue t-elle un rôle hybride dans cet imbroglio en dépit de sa neutralité et impartialité ? Pourquoi toutes ces manoeuvres et manipulations ? S’agit-il d’une complicité ou d’une fuite organisée ? La Minusca a t-elle un intérêt à ce que le désordre perdure en Centrafrique ? Jusqu’où la Minusca est-elle capable pour minimiser et ridiculiser l’Etat centrafricain ? La Minusca soutient-elle l’administration parallèle de la nébuleuse Séléka ? La Minusca entretient-elle l’idée de la partition du pays ? Le rêve pétrolier centrafricain justifie t-il ce désordre ? L’invasion chinoise sur les grands marchés publics peut en être la cause ? Quelle est le degré d’implication du voisin tchadien dans cette mascarade ? Plusieurs questionnements tuent le raisonnement et la compréhension. Il s’avère nécessaire et important de rappeler que la Minusca a été créé par la résolution 2149 du conseil de sécurité de l’ONU en date du 10 avril 2014.

Le conseil de sécurité de l’ONU, dans le cadre du chapitre 7 de la charte des nations unies a autorisé la Minusca à utiliser tous les moyens nécessaires à sa disposition pour accomplir son mandat et cela en étroite collaboration avec les autorités locales. Ainsi le mandat de la Minusca défini par le conseil de sécurité de l’ONU supplante t-il l’autorité de l’Etat ? À notre humble avis, l’Etat centrafricain conserve la plénitude de son autorité.

En conséquence, il doit demander de façon ferme à la Minusca de lui donner des explications probantes sur la supposée fuite. Si les accusations sont avérées, le gouvernement doit se plaindre au niveau du conseil de sécurité de l’ONU pour d’éventuelles sanctions en violation de la résolution définissant son mandat. En outre, le peuple est impatient de voir la réaction du locataire du palais de la renaissance qui semble tituber sur le dossier.

Parallèlement à cette incompréhension, la gestion gouvernementale de la question sécuritaire est émaillée de beaucoup de déchets. Dans le pays de tous les paradoxes où le ridicule ne tue pas, le ministre de l’intérieur est le seul personnage à se battre sur les questions sécuritaires. Mais où est celui de La Défense ? On peut être démagogue et incompétent certes, mais lorsque l’autorité de l’Etat est défiée et mise à l’épreuve par la Minusca, ne peut-on pas effectuer une sortie médiatique pour prouver son existence ? Nous déplorons au passage le mutisme coupable de l’opposition et d la classe politique centrafricaine qui se trompent en pensant que la question sécuritaire ne concerne que le pouvoir établi. Par cet acte indigne qui n’honore pas les nations unies, le peuple centrafricain est atteint dans son orgueil.

En conséquence, nous invitons le peuple à garder espoir et à soutenir solidairement les actions du President de la République dans son bras de fer digne d’un Clasico espagnol qui l’oppose à la Minusca. Il faut rappeler que les missions de l’ONU en Afrique ne sont pas à leur premier fiasco a l’instar de la Minusco au Congo et de la Minuci en côte d’ivoire. Fort de ce qui précède, nous invitons le President de l’assemblée nationale de mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour définir la responsabilité de la Minusca dans cette affaire et de faire la lumière sur la substance d’un supposé accord passé par le President de la République et les fugitifs lors de leur réception au palais de la renaissance car la présidence de la République semble jouer une partition importante dans ce désordre organisé.

Cette situation expliquerait l’arrivée inopinée et sans crainte de Francis Bozizé et la fuite ou alors le déménagement des seigneurs de guerre de kilomètres 5. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

 
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