SOCIéTé  |    

Centrafrique: évasion de criminels de guerre sélékas après leur arrestation

Par Mediapart - 23/08/2016

Des chefs rebelles poursuivis par l'ONU pour crimes de guerre et contre l'humanité. Appréhendés par les casques bleus.

 

Des chefs rebelles poursuivis par l'ONU pour crimes de guerre et contre l'humanité. Appréhendés par les casques bleus. Auraient été libéré par la Mission des Nations Unis pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA). A Bangui, c'est une condamnation générale. La population demande la démission du Gouvernement et le départ des casques bleus...

Inadmissible, incroyable. Deux dangereux chefs des ex-Sélékas mercenaires étrangers, s’échappent au nez et à la barbe des autorités. Cette évasion spectaculaire, rappelle furieusement l’époque de la transition. Où des membres iminents de la Séléka siégeaient dans ses instances. Mais cette fois-ci, de lourds soupçons pèsent sur la MINUSCA. C’est un mauvais polar qu’a monté la MINUSCA pour endormir les autorités centrafricaines. Après avoir claironné qu’elle avait appréhendé trois redoutables chefs de l’ex-Séléka. Ces derniers ont disparus dans la nature. A quel dangereux jeu joue la MINUSCA ? La déclaration, je cite de Jean-Serge Bokassa Ministre de la sécurité : « On croyait enfin que la justice va faire son travail. Mais malheureusement, quelques temps après, nous avions reçu l’appel comme quoi, ils (Les chefs de la Séléka) se sont enfui dans la brousse ». Un aveu d’impuissance face au défi et à la menace inacceptables des ex-Séléka. Ou les services de sécurité, sous l’autorité du Ministre, agissent avec désinvolture et manque de compétence. Ou ces mêmes services, sont infiltrés par les rebelles de la Séléka. Au temps de la transition, des bandes armées organisaient des raids, pour libérer leurs chefs au nez et à la barbe des autorités. Si la région de la Haute-Kotto est sous la férule d’un mercenaire Touareg Nigérien. Si d’autres régions du Nord et du Nord-est échappaient aux autorités de la transition. C’était à cause, des ambiguïtés, des compromissions et des faiblesses. C’est aussi à cause de l’attitude de la MINUSCA, qui ne joue pas franc jeu. Dans cette lamentable affaire d’évasion, des chefs de la Séléka. On est tenté de penser, avec frayeur que la MINUSCA ment aux autorités centrafricaines.

LE GOUVERNEMENT DOIT S’EXPLIQUER
Le gouvernement ne doit pas laisser planer le silence sur cette regrettable affaire. Une enquête doit être diligentée. Pour déterminer le niveau d’implication et les responsabilités, des uns et des autres. Les autorités doivent demander fermement des explications à la MINUSCA. Il ne faut surtout pas revenir aux errements de la transition. La population ne s’est pas rendue massivement aux urnes pour ça. Le Président doit parler à la population. Qui prend très mal cette cabbale contre la République Centrafricaine et s’interroge. Ces chefs rebelles sont des séditieux, mercenaires qui menacent la paix(SIRIRI) et la réconciliation des Centrafricains. S’ils se sont échappé si facilement, c’est qu’il ya surement des complices dans les services de la sécurité publique et à la MINUSCA. Des infiltrés qui œuvrent dans l’ombre, pour le retour des Sélékas au pouvoir. Le Ministre de la sécurité publique, dit qu’ils se sont enfuis en brousse. C’est extrêmement préoccupant. Ils vont terroriser les agriculteurs et les rançonner pour subsister. Il ne faut pas, adopter l’attitude de l’autruche qui enfoui sa tête dans le sable, pour fuir la réalité. Il faut désigner les choses, par leurs noms : Les ex- Sélékas ne veulent pas la paix. Qui signifierait la fin de leurs sinistres gesticulations et leurs rapineries. Ils savent aussi, que la paix et la réconciliation notifieront, l’application des mandats de l’ONU et leur comparution devant les juridictions centrafricaines. La Séléka à domination musulmane est responsables des milliers de morts et de blessés en Centrafrique.

DES QUESTIONS
Y’a-t-il eu des complicités au sein des services de sécurité ? La Séléka a-t-elle infiltrée les hautes instances de l’Etat ? Depuis la transition et jusqu’à aujourd’hui, la MINUSCA a un comportement, qui complexifie une situation déjà inextricable. Pour quel interêt et pour quelles raisons ? Pourquoi, l’armada internationale à Bangui semble impuissante, face à quelques nervis du KM5 ? Pourquoi des hors-la-loi ont la main haute sur des régions entières ? Assiste t-on, à une partition rampante de la RCA ? Que compte faire le Président Touadera, pour que le DDRR aboutisse ? Visiblement, les bandes armées ne veulent pas s’y rendre. Si la situation perdure, ne va-t-on pas inévitablement vers une confrontation ? Le peuple centrafricain versus les bandes armées ? Il faudra au moins deux ans pour que les FACAs redeviennent opérationnelles. D’ici là, que compte faire le Président pour ramener la paix(SIRIRI) et la réconciliation et garantir l’intégrité du territoire? Ne serait-il pas opportun de passer des accords de défense avec d’autres pays ? Vu que La France a réduit drastiquement les forces SANGARIS.

 


© Droits réservés
Y A-T-IL COLLUSION ENTRE LA MINUSCA ET LES EX-SELEKAS ?
Tant que les ex-Sélékas n’auront pas en face d’eux un pouvoir fort. Un pays et une armée forte, déterminés à défendre son territoire. Les ex-Sélékas, continueront à défier et à narguer la République Centrafricaine. Ses dirigeants légitimes. Sa population.

Du coté de la Haute- Kotto, un Mouvement de Résistance des Ressortissants de la Ouaka vient de voir le jour. C’est une initiative patriotique pour chasser Darras leTouareg Nigérien de Centrafrique. Le peuple à bout, va surement défendre sa terre lui-même. C’était inéluctable. Venu pour protéger les populations et œuvrer pour la paix. Les casques bleus ont perverti leur mission. En se livrant à des actes de violences sur les populations : Violences sexuelles, pédophilies prostitutions d’adolescentes et adolescents. Trafiques en tout genre. On apprend avec frayeur que les Chefs Sélékas en fuite, auraient acheté, leur évasion auprès, de la Minusca avec des diamants et de l’or de trafic. Il semblerait même que Darras qui tient Bambari, a corrompue depuis fort longtemps, des éléments des casques bleus. , On comprend pourquoi ce hors- la loi qui devrait être aux arrêts depuis longtemps, jouit d’une insolente liberté.

LE PRESIDENT DOIT PARLER A LA POPULATION
Une population qui vit avec la peur au ventre, a besoin d’être rassurée. D’être tenue au courant des initiatives fortes. Si les ex-Sélékas, refusent la main tendue par le Président Touadera pour la paix(SIRI) et la réconciliation. Si ces mercenaires étrangers s’obstinent dans leur arrogance. Il faudra les contraindre par la force, à s’assoir à la table des négociations. Les contraindre oui mais, avec quelles Forces Armées, Nationales. L’urgence des urgences avant toute chose, c’est la levée de l’embargo sur les armes. C’est rendre opérationnelles les FACAs. On ne le dira jamais assez. Le jeu ambigu de la MINUSCA est insupportable. Si demain le chaos resurgit, comme ça en a tout l’air, les casques bleus, seront tenus en partie responsables. Leur mission en Centrafrique est un salmigondis intenable. Les Centrafricains ne croient plus à leur mission de paix. Ils commencent, à penser que les casques bleus sont devenus le problème.
 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués