SOCIéTé  |    

Centrafrique : des déplacés conditionnent leur retour par la garantie de sécurité

Par RJDH Centrafrique - 02/08/2016

Des déplacés internes interrogés par le RJDH ont posé la sécurité comme garantie de leur retour. Tous ceux contactés par le RJDH, se disent prêts pour le retour.

 

Des déplacés internes interrogés par le RJDH ont posé la sécurité comme garantie de leur retour. Tous ceux contactés par le RJDH, se disent prêts pour le retour.

Véronique mère d’une famille de cinq enfants, se trouvant sur le site de M’Poko déplore leurs conditions de vie et se disent volontaire pour le retour qu’elle conditionne avec la sécurité dans son quartier d’origine, « notre vie sur le site ne me plait pas, nous étions mieux dans le quartier. Comme nous sommes là pour notre protection, nous sommes obligés de faire avec. Mais je suis prête avec tous mes enfants à rentrer dans notre quartier mais il va falloir que le gouvernement sécurise le secteur du 5ème arrondissement » souhaite-t-elle.

Babikir Mahamat déplacé à la mosquée centrale, appelle le gouvernement a conscientiser les habitants de son quartier afin qu’il puisse rentrer « comme nos frères, nous aussi nous voulons rentrer pour reprendre une vie normale mais c’est l’insécurité à Miskine où j’habitais qui me bloque ici. Nous demandons au gouvernement et aux ONG de conscientiser nos frères pour nous accueillir » fait-il savoir.

 


© Droits réservés
Robert habitant du quartier Gbaya qui se trouve actuellement sur le site du Mont Carmel plaide pour l’octroi de parcelles afin que les déplacés qui ne peuvent plus rentrer dans leurs quartiers puissent se créer un nouvel espace de vie « le gouvernement fait beaucoup de tractation mais comme nous ne pouvons pas retourner dans nos quartiers faute de sécurité. Nous demandons qu’on nous donne un endroit, même avec les bâches pour vu qu’on soit libre car ici, nous sommes privés d’intimité et exposés à diverses maladies ».

Pour Ornella déplacée au site de Saint Sauveur, le retour dans les quartiers passe par la sécurité des zones « tous nous voulons rentrer mais, sans la sécurité, ce n’est pas possible » confie t-elle.

Le phénomène des déplacés sur le site a commencé depuis le 05 décembre 2013, date de l’attaque de la ville de Bangui par les combattants Antibakala. Aujourd’hui le pays compte une centaine de site de déplacés où vivent plus de 400.000 personnes.
 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués