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Centrafrique : Gina Sanzé Fustige la formation des FACA par EUTM

Par RJDH Centrafrique - 22/07/2016

La députée de Dékoa et vice-présidente de PATRIE a fustigé la formation des FACA par la mission d’assistance opérationnelle de l’Union Européenne

 

Gina Sanzé, députée de Dékoa et vice-présidente de PATRIE a fustigé la formation des FACA par la mission d’assistance opérationnelle de l’Union Européenne et exige l’implication sans réserve des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans le processus de sécurisation de la République Centrafricaine. Elle l’a exprimé lors d’une interview accordée au RJDH.

La députée de Dékoa n’est pas trop optimiste au sujet de la formation envisagée par la mission européenne, «excusez-moi, vous parlez des FACA c’est-à-dire des gens qui sont supposés déjà être formés et on va les former à nouveau ou bien vous parler des nouveaux recrus ? C’est ça qu’il faut savoir. Nos FACA actuellement, il y a déjà un travail d’identification qui a été fait sous la transition », a-t-elle martelé.

« On sait à l’heure actuelle ceux qui sont capables et ceux qui ne sont pas capables, ceux qui sont aptes à travailler. Qu’on leur donne les moyens pour protéger et pour travailler. Mais si vous me parlez maintenant de formation c’est-à-dire qu’on va rester sans armée ? Quel est un pays qui est resté sans armée et pendant deux ans, c’est quel pays dans le monde, vous pouvez me le dire ?» se demande-t-elle.

En réaction à la demande de la société civile de voir la Minusca se retirer de la RCA, Gina Sanzé a politiquement tranché en ciblant les insuffisances de la mission onusienne,« nous demandons à ce que la Minusca joue pleinement sans rôle », a-t-elle persisté en pointant du doigt les limites de la mission des Nations Unies, « comment expliquez-vous que les groupes armés qui sont cantonnés et supposés être gardés par la Minusca arrivent à circuler comme ils veulent ? », se demande-t-elle.

 


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Pour elle, il faut « absolument » au côté des forces onusiennes des gendarmes, les policiers et les FACA pour sécuriser la population.

Parti allié du Pr Faustin Archange Touadera, Gina Sanzé n’est pas totalement satisfaite du bilan des 100 jours et l’appelle à l’autoévaluation, « je pense qu’après trois mois, le président doit faire le bilan lui-même de ce qu’il a fait, des avancées et peut-être rattrapé ce qu’il n’a pas pu faire en trois mois. C’est vrai que tout ne peut pas se faire en trois mois, mais cela permet de déceler les faiblesses », a-t-elle ajouté.

La députée de Dekoa a en outre salué l’approche du Pr Faustin Archange Touadera et souhaite une prise en compte des revendications des groupes armés, « ce sont des enfants du pays, on doit écouter leurs doléances et peut être répondre à cela. C’est de cette manière qu’on peut aller de l’avant », a renchéri l’élu de la nation.

Cette réaction intervient quelques jours après l’entrée en vigueur des forces de l’EUTM et un jour après la demande de la société civile du retrait des Nations-Unies.
 
MOTS CLES :  Faca   Gina Sanzé   Centrafrique 

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