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L'armée ougandaise retirera ses troupes de Centrafrique à partir d'octobre

Par Xinhua - 01/07/2016

L'Ouganda a déclaré cette semaine qu'il débutera en octobre de cette année le retrait de ses troupes déployées en Centrafrique pour y traquer l'Armée de résistance du Seigneur (LRA)

 

L'armée ougandaise a déclaré mardi qu'elle débuterait en octobre de cette année le retrait de ses troupes déployées en République centrafricaine (CAR) pour y traquer l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), groupe armé originaire d'Ouganda.

Le lieutenant-colonel Paddy Ankunda, porte-parole de l'armée ougandaise, a déclaré à Xinhua que l'armée ougandaise avait décidé de retirer progressivement, d'octobre à décembre, les 2.500 soldats ougandais impliqués dans l'Initiative de coopération régionale pour l'élimination de la LRA (RCI-LRA), menée sous la direction de l'Union africaine (UA).

"Il y a un moment où l'objectif d'une campagne est atteint et où il faut se retirer. On ne peut pas rester déployé sur une opération plus de cinq ans. Notre plan est de nous retirer de la CAR avant la fin de l'année, à moins d'un événement contraire important", a-t-il déclaré.

 


© tabiyenews.com
Le lieutenant-colonel Paddy Ankunda, porte-parole de l'armée ougandaise
La LRA a été grandement affaiblie et n'a plus les moyens de combattre, a déclaré Ankunda.

Le mois dernier, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a prié l'Ouganda à reconsidérer leur décision de retirer ses soldats en faisant valoir que cela risque der créer un vide de sécurité, que la LRA et d'autres forces rebelles pourraient exploiter pour intensifier leurs activités dans la région.

Le Conseil a recommandé que le mandat des troupes soient prolongé jusqu'en mai 2017. Mais les autorités ougandaises soutiennent que la LRA a été dégradé et n'a plus les moyens pour se combattre.

La rébellion de la LRA dans le nord de l'Ouganda, qui a duré 18 ans, a fait des dizaines de milliers de morts et plus de deux millions de personnes déplacées.

Après avoir été repousssés hors des frontières de l'Ouganda en 2006, les éléments de la LRA mènent des attaques en Centrafrique, au Soudan du Sud et en RD Congo.
 
MOTS CLES :  Lra   Armée Ougandaise   Paddy Ankunda 

3 COMMENTAIRES

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À visionner ce lien YouTube urgemment..

Par Sorokaté

09/07/2016 18:31

https://youtu.be/pBnGG1xxS4Y

À visionner ce lien YouTube urgemment..

Par Sorokaté

09/07/2016 18:32

https://youtu.be/pBnGG1xxS4Y

La Rca un gâteau qui se partagent les forces étrangères sous mandat de l'ONU....

Par Sorokaté

16/07/2016 09:02

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Ndjoni Sangö (Bonne Nouvelle)
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Centrafrique : la Minusca se livre au trafic de l’or et diamant dans la Nana-Bakassa
À LA UNE
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Les casques bleus de la Minusca à Bangui/@Eric Ngaba

Ndjoni Sango (Bangui 14/07/16) :

Par Eric NGABA

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres « , dit un proverbe français. C’est ainsi que les évènements malheureux pour les Centrafricains sont favorables à ceux qui viennent en République Centrafricaine au nom de l’humanitaire. Les cas flagrants des éléments de la Mission onusienne en RCA (MINUSCA), notamment le contingent camerounais qui se livrent aux commerces des denrées alimentaires, y compris l’or et de diamant, en toute violation du mandat des Nations Unies, en sont une illustration.

Ce n’est plus un secret pour personne, cas par cas, les soldats de la Minusca cherchent à se remplir les poches à travers les trafics des produits alimentaires importés et exportés. Selon des informations recueillies des sources concordantes, le contingent camerounais de la Minusca se livre au commerce depuis un bon bout de temps. Le député de la première circonscription de la Nana-Bakassa, Roland Achille Bangué-Betangaye a révélé que le contingent camerounais déployé au sein de la Minusca se livre depuis longtemps à des commerces des denrées alimentaires au nord de la République Centrafricaine. La bière et d’autres boissons alcoolisées, le gas-oil, le sel, l’huile, le trafic de diamant centrafricain sont entre autres le commerce auquel se livre le contingent camerounais dans la partie nord de la République Centrafricaine.

« Descendez à Bossagoa, vous achèterez la bière camerounaise à 1000f cfa alors que cette bière est vendue à Bangui la capitale à 1800 et 2000f CFA. A Bossangoa le contingent camerounais ne fait qu’importer illicitement la bière pour la vendre en Centrafrique. Le gasoil se vent à Bossangoa, le bidon de 20 litre à 12.000f cfa et c’est le contingent camerounais qui le met sur le marché. A Nana-Bakassa, le contingent camerounais a ouvert un lieu de vente de boisson alcoolisée dans l’enceinte même de son camp. C’est là où les gens viennent s’abreuver. Et ce contingent est là comme étant le premier acheteur de l’or et diamant au niveau de Nana-Bakassa » a intimé le député de la Nana-Bakassa, Roland Achille Bangué-Betangaye dans une interview sur les ondes de la radio nationale, avant de déplorer que la communauté internationale est en Centrafrique pour appuyer le peuple centrafricain dans la sortie de crise et non de se livrer aux commerces des denrées alimentaires, à l’achat de l’or et diamant dans le pays en proie au conflits des groupes armés.

Pour ce faire, le député de la Nana-Bakassa, par ailleurs Vice-président de la commission loi à l’Assemblée nationale, interpelle le peuple centrafricain à se mobiliser pour soutenir le gouvernement afin de résoudre le problème sécurité dans le pays, et la communauté internationale d’honorer sa mission dans le pays.

« Je demande à tous les Centrafricains de soutenir le gouvernement pour prendre à bras le corps la question de la sécurité car trop de sangs ont coulé pour rien dans ce pays. L’heure est venue pour que les Centrafricains dans leur diversité puissent travailler âprement pour le développement de leur chère nation », a-t-il martelé.

Le bataillon camerounais de la Minusca est déployé depuis le début de la crise dans le nord de la République Centrafricaine pour assurer la protection de la population contre les attaques des groupes armés. Mais le constat est que ce bataillon pèche dans l’eau trouble en se livrant aux commerces que l’on ne cesse de déplorer. Le cas bataillon camerounais est un échantillon car beaucoup sont les contingents de la Minusca et également les soldats français de l’opération Sangaris à se livrer au commerce de denrée alimentaire et trafic de l’or et diamant dans les différentes zones de Centrafrique où ils sont basés.

Dans une enquête menée par notre rédaction, nous sommes tombés sur un réseau de vente des rations alimentaires des forces internationales à Bangui. La ruelle de la résidence de l’ex président centrafricain, le feu Ange Félix Patassé en face de l’Hôtel Ledger Plazza de Bangui, sert d’un coin de vente de rations alimentaires des soldats de la Minusca aux jeunes vendeurs ambulants de la capitale.

« Nous sommes en contact permanent avec les éléments de la Minusca qui viennent nous retrouver en ce coin pour nous vendre les rations alimentaires et c’est au bas prix qu’ils nous vendent ces produits. Chaque fois qu’il y a l’occasion, on se retrouve en ce lieu pour la livraison de produits que nous revendons sur les marchés « , nous a confié un des jeunes vendeurs à la sauvette, sous l’emprise d’anonymat, après une livraison à notre présence dans le coin à proximité de la maison de la Presse et des Journalistes (MPJ).

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Les soldats de la Minusca à Bangui/@Eric Ngaba

Par ailleurs, des informations provenant des sources locales des villes de Bambari, Birao, Ndele, Kaga-Bandoro, les forces internationales basées dans les localités citées, font des trafics de l’or et de diamant avec les groupes rebelles qui contrôles les zones diamantifères du pays au vu et su de tous. Ce qui fait que la pacification du pays a du plomb dans l’aile. Les hommes armés se promènent avec leurs armés sans être inquiétés par les forces internationales qui les laissent faire. L’exécution du mandat de l’ONU demeure une équation que les autorités centrafricaines doivent étudier.

Lors de sa visite à Bangui, le Secrétaire d’Etat français chargé du Développement et de la Francophonie André Vallini somme la Minusca d’appliquer son mandat pour désarmer les groupes armés et d’assurer la sécurité du pays en sa charge. Dans le même ordre d’idée, le président du Bureau Afrique de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), Florent Geel demande à la Minusca de jouer pleinement son rôle dans la pacification de Centrafrique permettant de réduire les graves violations des droits de l’hommes dans le pays.

Alors, si les forces internationales en Centrafrique brillent dans le trafic illicite de l’or et de diamant, aux actes d’exploitation et abus sexuel, la stabilisation du pays est encore loin d’être une réalité

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