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Sangaris sur le départ, la Séléka dans les starting blocks

Par Journaldebangui.com, source Mediapart.fr - 30/05/2016

Officiellement annoncé le 13 mai par François Hollande à Bangui, le retrait des la force française Sangaris de Centrafrique pourrait permettre à la Séléka de se recomposer

 

Rompu aux us et coutumes des chefs de guerre, François Hollande a vigoureusement félicité ses troupes à Bangui, vendredi 13 mai, en annonçant le retrait de la force française Sangaris de Centrafrique. Saluant le « succès » de cette opération qui devait être « éclair » et qui dura finalement plus de deux ans, le président français n’a pas manqué d’applaudir la réussite de l’élection présidentielle de février dernier. Celle-ci n’a t-elle pas porté, dans le calme, Faustin-Archange Touadéra à la tête de l’Etat alors que celui-ci n’était même pas étiqueté « candidat de la France » ? Une belle leçon de démocratie que le président français a appelé de ses vœux à « servir de référence en Afrique ».

De quoi presque faire oublier les ratages qui assombrissent considérablement le tableau. Des accusations de favoritisme des militaires français à l’égard des milices chrétiennes anti balaka contre la Séléka, alliance de mouvements rebelles à majorité musulmane, à l’affaire des viols d’enfants par des éléments des forces internationales, Sangaris fut loin d’un long fleuve tranquille.

Recomposition

Aujourd’hui, son succès déclaré n’a rien d’une évidence non plus. Malgré l’apaisement des violences entre Séléka et anti-balaka qui ont ensanglanté le pays pendant plusieurs mois, la Centrafrique reste le théâtre d’une multitude de conflits entre bandes rivales qui se disputent l’accès aux ressources sur le territoire.

Scénario catastrophe, le départ de l’armée française pourrait désormais permettre à la Séléka de renaitre de ses cendres. Selon une source centrafricaine bien informée, plusieurs indices laissent craindre une recomposition de cette organisation démantelée en partie sous la pression des militaires français.

 


© Droits réservés
Le 26 mai, les chefs d’état-major des quatre factions issues de l’éclatement de la Séléka ont en effet déclaré leur intention de s’unir à nouveau. Selon la même source, le nouveau gouvernement mis en place par le premier ministre, Simplice-Mathieu Sarandji, et la haute administration qui font la part belle aux anciens caciques de l’ex président François Bozizé, excluent en revanche largement les représentants des anciens rebelles et les tribus de l’Est sommés de déposer les armes avant tout dialogue. "La négociation conduite par le gouvernement est très peu diplomatique, susceptible d’attiser les tensions", relève la même source. "Or, le départ des militaires français enlève une épine du pied des ex Séléka qui pourraient être tentés de revenir à la charge".

Le double jeu tchadien

Par ailleurs, le récent séjour du célèbre chef rebelle centrafricain Noureddine Adam dans la capitale du Tchad N’Djamena, malgré l’interdiction de voyager qui lui a été imposée sur décision du Conseil de sécurité de l’ONU, inquiète. Véritable pompier pyromane en Centrafrique, le président Idriss Déby qui a fait et défait les présidents centrafricains depuis plusieurs décennies est depuis longtemps soupçonné de collusion avec la Séléka. La présence de mercenaires tchadiens dans les rangs de l’organisation avait provoqué, en 2014, la colère des populations centrafricaines qui avaient réclamé leur départ. Des membres du contingent tchadien de la force africaine, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) déployée au début de la crise, avaient par ailleurs été accusés de soutenir, en sous main, la Séléka.

A travers Noureddine Adam, Déby chercherait-il à réactiver ses leviers d’action sur l’échiquier politique centrafricain afin de peser sur de nouvelles autorités qu’il n’apprécie guère ? En facilitant la venue de sociétés pétrolière chinoises en Centrafrique lorsqu’il était premier ministre de François Bozizé, Touadéra s’était en effet attiré les foudres du grand voisin tchadien peu partageur en la matière. Déby s’en souvient bien. Un accueil glacial a été réservé à Touadéra lors de sa première visite en tant que nouveau chef de l’Etat centrafricain à N’Djamena.

Dans le contexte actuel de misère profonde qui mine la société centrafricaine alors que les armes circulent encore facilement sur le territoire, la recomposition de la Séléka pourrait rouvrir les plaies du pays encore à vif. Cette fois sans le pansement Sangaris.
 
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1 COMMENTAIRES

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l,histoire se repete

Par gerald

31/05/2016 23:34

il est evident que dans l,article ci-dessus, les pays qui ont creer les seleka,brandissent a nouveau des menaces voiles sur ce pays qui cherchent a se relever,des trois annees de guerre.l,ex puissance coloniale et son sous-traitant tchadien empeche un pays d,exploite ses ressources.mais les choses ont changer,l,erreur commise par le regime de BOZIZE ne va pas se repeter,car au moment
ou les SELEKA criminels descendaient sur bangui les FACA (forces armees centrafricaines) etaient desarmer,un grand complot bien orchestre,les militaires tchadiens FOMAC(force d,interposition) s,etait jointe au SELEKA pour rentrer dans bangui.

voila qu,un regime democratique est en place mais l,objectif est de creer les trouble en maintenant les seleka,qui sont des tchadiens et soudanais a majorite soutenuent par DEBY et ce dernier est soutenu par la FRANCE.le gouvernement actuel peut demander de l,aide a des pays amis pour neutraliser ses fondamentalistes et ces fou d.allah,car cette anarchie ne marchera plus.nous demandons la fermete de la par du regime en place,le TCHAD ne doit pas oublier que l,histoire nous montre que les pays qui ont occuper d,autres par la force finirons pas sortir.LES SELEKA appartiennent a l,histoire,qu,ils vont rejoindre les caliphates au moyen-orient,nous sommes un pays BANTOU et africain,les arabes ont commencer l,exclavage pendant deux cent ans,cette fois-ci ca ne marchera pas,chacun est maitre chez lui......

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